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JUIFS SEFARADES : La Nationalité Espagnole À Portée De Main par CHARLES LUGASSY

Chers coreligionnaires séfarades,

Comme vous, je me suis réjoui à l’annonce faite, le 11 février 2014, par le Ministre de la Justice espagnole, Alberto Ruiz-Gallardón, de sa volonté d’accorder la nationalité espagnole aux descendants des Juifs espagnols expulsés en 1492.

Volonté déjà confirmée depuis, en juin 2014, par le vote de l’ensemble du Gouvernement espagnol qui devrait être entériné sans problème par le Parlement, ainsi que nous l’a confié le député espagnol Alfredo Prada qui suit cette ouverture de très près.

L’Espagne entend ainsi “réparer une erreur historique”, déjà reconnue lors du 500ème anniversaire de l’expulsion des Juifs d’Espagne par le roi Juan Carlos Ier.

“Un accueil enthousiaste

des communautés séfarades 

du Canada, d’Amérique latine, des USA

et d’Israël.”

Même tardive, cette “réparation” est la bienvenue pour toute la communauté séfarade d’autant plus que les candidats à la nationalité n’auront pas à renoncer à leur nationalité actuelle. On comprend tout l’intérêt d’une telle opportunité pour laquelle, d’ailleurs, le Code civil espagnol devra être modifié.

En plus de l’aspect purement sentimental ou de l’aspect “sécurité au cas où” évoqué par beaucoup,  rappelons que si vous résidez dans un pays hors de l’Europe, le passeport espagnol vous servira en même temps de passeport européen avec la possibilité de résider ou de travailler sur l’Europe.

Les communautés séfarades du Canada, d’Amérique latine, des Etats-Unis et d’Israël ne s’y sont pas trompées en réagissant immédiatement de façon très positive. Voire enthousiaste, si l’on considère les milliers de candidats qui se sont manifestés dès le premier mois ayant suivi l’annonce.

Cumulant une longue expérience dans le conseil en immigration et en obtention de la nationalité canadienne, ayant interviewé de nombreuses personnalités internationales de premier plan pour Radio Shalom-Canada, et étant moi-même Juif séfarade intéressé par l’offre du Gouvernement espagnol, j’ai commencé à travailler sur cette opportunité dès son annonce. J’ai eu à cette occasion le privilège de tisser des liens particuliers avec plusieurs personnalités espagnoles particulièrement engagées dans la loi.
Ceci  me permet d’être totalement opérationnel pour vous aider à obtenir et activer le passeport espagnol à travers tous les dédales et démarches qui s’avéreront nécessaires.

Attention toutefois, cette offre espagnole est limitée dans le temps : deux ans. Il n’est donc pas trop tôt pour s’en occuper afin de ne pas avoir à s’en préoccuper en cas d’imprévus.

En vous remerciant à l’avance de votre confiance,

Bien à vous,

Charles Lugassy,
Expert et Conseil en immigration
Journaliste

Rappel historique

L’expulsion des Juifs d’Espagne

En 1492, les souverains Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon signent l’édit de l’Alhambra qui ordonne l’expulsion de tous les Juifs qui refuseraient de se convertir au catholicisme.

“Le Trésor royal

va y perdre

mais également l’apport intellectuel

et culturel.”

Que reproche-t-on aux Juifs ? Ils «essaient de soustraire les fidèles chrétiens à notre sainte foi, de les en détourner, de les dévoyer, de les attirer à leurs croyances et opinions damnées», proclame le décret d’expulsion.

Après la chute de Grenade, dernière enclave musulmane dans la péninsule ibérique, la Reconquista sur les maures est terminée. Désormais, le territoire espagnol se trouve entièrement sous domination catholique. Reste donc à christianiser la population…

C’est à ce moment que les souverains espagnols décident d’expulser les juifs.

Ce n’est pas seulement le Trésor Royal qui va y perdre mais également l’apport intellectuel et culturel. Il est notoire qu’un grand nombre de Juifs se montrent ingénieux, actifs, imaginatifs. “Ils sont médecins, courtiers, collecteurs d’impôts, commerçants, intendants de noblesse, joailliers, marchands de soieries”, raconte Andres Bernaldez, le chroniqueur d’Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, les Rois catholiques.

Selon  les historiens, 200 000 à 300 000 juifs vivaient en Espagne avant le décret d’Alhambra à partir duquel tous les Juifs refusant de se convertir au catholicisme ont été expulsés.

Après 1492, l’Espagne ne compte officiellement plus un seul Juif. Parmi les condamnés à l’exil, seuls 80 000 ne peuvent partir en raison de la maladie, de l’impécuniosité ou par crainte d’un exode à hauts risques et ils se font  baptiser. On sait que des milliers de Juifs, en fuyant l’Espagne, se feront assassinés en chemin, les Espagnols ne craignant pas de procès pour le meurtre d’un Juif.

Une grande vague de persécution antisémite hystérique gagne alors la péninsule.

Et plus l’Espagne parque, chasse, envoie au bûcher ses Juifs, plus elle est rongée par l’obsession de savoir qui sont les vrais ou les faux Juifs, les vrais ou les faux convertis.

Derrière chaque visage, à l’église ou dans la rue, le doute s’insinue : celui-ci qui se dit chrétien l’est-il vraiment? N’est-il pas un “crypto-Juif” qui, en secret, fait shabbat le samedi, prépare sa cuisine selon les règles de la kashrout, célèbre les fêtes juives, procède à la toilette funéraire selon le rituel juif ? Un traumatisme naît qui va gangrener pendant trois siècles la société espagnole.

Aujourd’hui

L’Espagne aujourd’hui

L’Espagne est le quatrième plus grand pays d’Europe, après la Russie, l’Ukraine et la France, et le deuxième de l’Union européenne.

L’Espagne est une monarchie constitutionnelle au régime démocratique parlementaire. L’actuel souverain est Juan Carlos Ier.  Le pouvoir exécutif est néanmoins détenu par le président du gouvernement.  Le pays est membre de l’Organisation des Nations unies, de l’Union européenne, de l’Union latine, de l’OTAN, de l’OCDE et de l’OMC.

“Le tourisme représente 5 % du produit intérieur brut mais le pays a besoin de construction de logements.”

Restée longtemps un pays agricole, l’Espagne a connu d’importantes mutations socio-économiques dans le dernier quart du xxe siècle. Elle possède aujourd’hui une économie diversifiée, grâce notamment à la croissance rapide de l’industrie depuis les années cinquante et à l’essor du tourisme. Entre 1995 et 2001, les emplois industriels ont augmenté de 38 %. À partir de 1964, une série de plans de développement a contribué à l’expansion économique du pays. Le développement des industries métallurgique et textile, de la construction navale et de l’extraction minière a été privilégié. L’Espagne est devenue en moins de vingt ans une grande puissance industrielle et agricole. Le tourisme est aussi très important, représentant 5 % du produit intérieur brut. Le pays reste toutefois dépendant de la construction de logements.

L’État-providence est peu développé en Espagne : le pays possède un taux de prélèvements obligatoires très bas (37 % du PIB) et les dépenses sociales parmi les plus faibles de la zone euro (20,3 % du PIB).

Cependant, l’Espagne connaît actuellement une grave crise. Celle-ci  a d’abord commencé avec une crise de la construction due  à l’effondrement des prix, puis la crise économique mondiale de 2008 a encore aggravé la situation. Cette crise se caractérise par une très forte montée du chômage, qui touche désormais plus de 26 % de la population active depuis le deuxième trimestre 2012, contre environ 8 % un an auparavant. Le taux de chômage espagnol est désormais le plus élevé de l’Union européenne après celui de la Lettonie.

Culture

Environ 70 % des Espagnols se disent catholiques et 25 % sans religion.

Le français fut pendant une longue période la première langue étrangère d’Espagne.

L’Espagne et les Juifs aujourd’hui

La présence juive en Espagne remonte après la destruction du Second Temple, au premier siècle jusqu’à l’expulsion terrible de 1492. Pendant cette période, l’Espagne est devenue le centre culturel du monde juif. Le judaïsme d’aujourd’hui, (Séfarade et Ashkénaze) doit une grande partie de son enrichissement à la contribution extraordinaire, dans tous les domaines, des Juifs séfarades. De  plus, on ne peut pas comprendre vraiment et pleinement l’Espagne si l’on ne prend pas en compte son immense héritage culturel juif.

Le décret de l’Alhambra ne sera aboli officiellement qu’en 1967.

Aujourd’hui, pas plus de 45.000 Juifs vivent en Espagne sur une population totale de 47 millions d’Espagnols ce qui ne représente qu’une fraction du nombre de Juifs qui vivaient dans le pays avant 1492, quand ils ont été forcés de se convertir au catholicisme ou de s’exiler.

“Les Juifs séfarades, descendants des Juifs expulsés, seraient environ

trois millions et demi dans le monde.”

Bien qu’il soit difficile de connaître le nombre de personnes pouvant prétendre à la nationalité espagnole, on estime que les Juifs séfarades, descendant des Juifs expulsés, seraient environ trois millions et demi à travers le monde, la plupart vivant en Israël, aux États-Unis, en Belgique, en Grèce, en France et en Turquie, mais aussi en Amérique latine.

Mais si les Juifs sont tentés de saisir l’offre de Madrid , et apparemment certains peuvent l’être, il leur faut prendre en considération le fait que l’Espagne s’est classée troisième dans la liste de la plupart des pays antisémites en Europe, après la Grèce et la France, selon  l’enquête d’opinion internationale publiée récemment par l’Anti-Defamation League.

Le fait que de nombreux Espagnols adoptent des attitudes antisémites s’inscrit en contradiction avec  la volonté de leur pays à attirer les Juifs et à reconnaître l’héritage perdu des communautés juives qui ont été détruites par l’expulsion et l’Inquisition. Il faut savoir que la plupart des Espagnols ont eu peu ou pas de contact avec les Juifs. Pourtant, même des siècles plus tard,  de nombreux Espagnols semblent avoir conservé les vestiges de ces attitudes antisémites qui ont conduit à l’expulsion. Comme l’a écrit le défunt père du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans son histoire définitive de l’Inquisition  : “la persécution des nombreux Juifs qui se sont convertis et sont restés en Espagne après 1492 n’était pas tellement en fonction de préjugés religieux mais a été une forme de racisme qui aura jeté les bases des futures horreurs européennes.”

“Le pays veut attirer les Juifs mais une partie de la population a gardé des vieux clichés d’antisémitisme.”

Par ailleurs, certains gardent en mémoire la réaction des Espagnols lors de la défaite de l’équipe de basket-ball du Real Madrid par l’équipe du Maccabi Tel-Aviv dans le récent match de championnat européen. Une réaction proprement troublante eu égard à la petite communauté juive dans ce pays. Mais l’éruption de déclarations antisémites, notamment sur Twitter (17 500), en réaction à la victoire de l’équipe israélienne ne doit pas être analysée comme une simple réaction de supporters d’une équipe sportive ayant perdu. Le recours à un tel langage antisémite n’est pas un accident de gens voulant se défouler.  La volonté d’invoquer les stéréotypes traditionnels de la haine du Juif ainsi que les échos de l’Holocauste dans ces circonstances illustre à quel point ces attitudes sont  enracinées dans la culture européenne.

De son côté, le ministre de l’Intérieur Jorge Fernandez Diaz a répété que la police poursuivrait tout acte antisémite sur Internet pour “éradiquer des réseaux sociaux tous les commentaires qui incitent à la haine et à la xénophobie”.

Plus encourageante et à titre anecdotique,  sur fond de la “loi du retour”,  la réaction du village espagnol de Castrillo Matajudios qui a fait parler de lui. La première mention du nom Castrillo Matajudios (Tuer les Juifs en espagnol) apparaît en 1623, selon l’archéologue Angel Palomino, chargé d’une étude historique préliminaire commandée par la mairie. Les descendants de Juifs, convertis au catholicisme, auraient pu décider de changer le nom du village après 1492, afin de démontrer leur ferveur.

«Et pourtant c’est tout le contraire parce que Castrillo descend d’une communauté juive et il y a une étoile de David sur notre blason», poursuit l’élu.

Estimant que ce nom trahit l’héritage juif du petit village, son maire avait organisé ce vote, le jour même des élections au Parlement européen, et promis de démissionner si les habitants décidaient de garder le nom actuel.

Sur les 56 habitants en âge de voter, 52 ont participé au scrutin, «dont 29 ont décidé de changer le nom», a déclaré le maire à l’AFP.

Les habitants avaient le choix entre deux noms pour la commune, Mota Judios (Colline Juifs) ou Mota de Judios (Colline des Juifs), et ont opté pour le second par 26 voix contre trois.

L’origine du village remonterait à 1035, lorsque des Juifs, dépossédés de leurs biens et expulsés de leurs maisons ailleurs en Espagne, s’étaient réfugiés là, sur une petite colline ou «mota», selon Lorenzo Rodriguez.

Ils y étaient restés jusqu’en 1492, lorsque les Rois catholiques ordonnèrent l’expulsion d’Espagne de tous les Juifs qui refuseraient de se convertir au catholicisme.

La loi

Que dit la loi ?

“Une procédure pour des retrouvailles”: la nationalité espagnole pour les Juifs séfarades.

– Le 22 novembre 2012, le ministre de la Justice espagnol, Alberto Ruiz-Gallardón,   a présenté un statut particulier et un nouveau processus, supervisé par la Fédération espagnole des communautés juives, qui permettra aux candidats désirant être naturalisés de postuler plus facilement.

Il suffira de prouver les origines ibères par celles du nom, par la langue, par un document généalogique, mais mieux encore, par les liens avec la culture espagnole.

Il aura fallu attendre plus de cinq siècles pour que la mémoire de l’Espagne soit “recouvrée”.

L’Espagne a commencé à accorder la citoyenneté aux Juifs séfarades sur une base individuelle, en 1988, et non pas en masse, lorsque le gouvernement de Felipe González a modifié le Code civil espagnol. Ces concessions ont été interrompues en 2009 par le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero, mais la procédure a été reprise et modifiée par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy.

Fin 2012, le ministre espagnol de la Justice annonce que Madrid va offrir à tous les descendants des Juifs qui furent expulsés d’Espagne en 1492 la possibilité d’obtenir la nationalité espagnole.

C’est “une procédure pour des retrouvailles”, a déclaré le ministre, Alberto Ruiz-Gallardon, en présentant au Centro Sefarad- Israel de Madrid cette “procédure sur l’attribution de la nationalité espagnole aux étrangers séfarades par lettre de naturalisation”.

“C’est une procédure pour des retrouvailles et pour recouvrer

 la mémoire

de l’Espagne

qu’on a fait taire.”

L’initiative correspond à un désir de “recouvrer la mémoire de l’Espagne qu’on a fait taire”, a estimé pendant la présentation officielle de cette initiative le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia Margallo, qui, en sa qualité de chef de la diplomatie, préside le Centro Sefarad-Israël de Madrid.

Alberto Ruiz Gallardón a assuré que “l’immense majorité des Espagnols, quelles que soient leurs opinions politiques, qu’ils soient favorables au gouvernement ou dans l’opposition, est d’accord pour dire que nous avons commis une erreur historique il y a cinq siècles”.

Une erreur qui devrait être “réparée” par le projet de loi.

À l’origine de ce projet, une motivation symbolique, la mesure s’inscrivant dans un contexte de réconciliation entre l’Espagne et le judaïsme, encouragée par le roi Juan Carlos en 1992 qui, à l’occasion du 500ème anniversaire de l’expulsion des Juifs, le monarque avait alors présenté des excuses aux séfarades.

– Le 6 juin 2014, le gouvernement espagnol a approuvé le projet de loi qui propose d’accorder la citoyenneté aux descendants des Juifs séfarades qui ont été contraints à l’exil il ya 500 ans.

“Le projet de loi devrait être voté

par le Parlement sans problème.”

De plus, le cabinet espagnol qui a approuvé le projet de loi, propose qu’il n’y ait pas d’obligation de renoncer à une nationalité étrangère et fixe les différents critères qui permettront aux  descendants des Juifs séfarades de  se qualifier pour  obtenir la nationalité espagnole (voir rubrique “quelles conditions”).

Les critères comprennent la reconnaissance d’une ascendance séfarade par une autorité rabbinique compétente dans le pays de résidence du demandeur mais les candidats peuvent également présenter d’autres critères comme la connaissance du ladino, langue judéo-espagnole.

Le projet de loi doit encore passer au Parlement avant d’être mis en œuvre, on ne connaît pas encore la date.

Il stipule que les demandes seront acceptées pour deux ans seulement au moment où le projet de loi sera adopté et entrera en vigueur, et jusqu’à trois ans dans des cas spéciaux.

Conformément à la législation espagnole en vigueur datant de 1924, les Juifs peuvent déjà demander la citoyenneté s’ils résident en Espagne depuis plus de deux ans et peuvent prouver leurs liens familiaux avec des Espagnols expulsés. Chaque demande est évaluée individuellement et approuvée ou rejetée par un haut fonctionnaire du ministère.

Le nouveau projet de loi propose d’en finir avec la demande de résidence et de rendre le processus d’application automatique et non soumis à la discrétion du ministère pour les candidats qui répondent à tous les critères.

La Fédération des communautés juives de l’Espagne, ou FCJE, a exprimé sa “grande satisfaction” à l’approbation du cabinet du projet de loi dans un communiqué  où elle a appelé les législateurs à adopter le projet de loi.

Le Parlement du Portugal a adopté une loi similaire en Juillet, mais la loi, qui conserve pour l’instant des pouvoirs discrétionnaires aux fonctionnaires, doit encore être mise en œuvre.

Combien de candidats potentiels?

Les presse espagnole et israélienne évoquent 3,5 millions de personnes.

Tout dépend si l’on se limite aux personnes ayant une “relation spéciale avec l’Espagne”, selon les termes du ministère, ou si la mesure est élargie à tous les descendants des judéo-espagnols.. Mais Alberto Ruiz-Gallardon avait semblé, lors de la première allusion à ce projet en 2012, viser d’abord les locuteurs du dialecte judéo-espagnol, le ladino, soit quelque 150.000 personnes.

Le gouvernement espagnol n’a pas d’estimation sur le nombre de Juifs qui s’apprêtent à demander la citoyenneté et ne s’attend pas à un retour massif. Sur la période de 2006 à 2010, ils n’étaient que 698 à l’avoir fait. Il y a environ trois millions de Juifs séfarades dans le monde aujourd’hui. La plupart vivent en Israël, au Canada, aux États-Unis, en Belgique, en Grèce, en France et en Turquie, mais il y a aussi d’importantes communautés en Amérique latine, notamment en Argentine, Brésil, Chili, Mexique et Vénézuela.

La mesure a été bien accueillie par les groupes juifs, qui estiment que ce geste politique est attendu depuis longtemps et qu’il représente un droit historique des Juifs.

Pourquoi une telle générosité?

L’Espagne aurait mauvaise conscience.

“Au début du vingtième siècle, déjà, l’Espagne avait envisagé une telle mesure”, rappelle l’historienne Esther Benbassa.

Le gouvernement espagnol agit en partie pour des raisons de marketing et d’affichage. L’Espagne redeviendrait le pays des trois religions qu’il était au moyen-âge [christianisme, judaïsme, islam].”

L’intérêt de la loi

Il faut bien le dire, l’offre de la citoyenneté aux Juifs séfarades qui ne peuvent pas retracer leurs ancêtres lors de l’exil de la péninsule ibérique est principalement motivée par le désir d’attirer les capitaux et le tourisme dans un pays qui est dans une situation économique désastreuse.

D’ailleurs, quelques jours à peine avant l’annonce d’accueillir les Juifs séfarades de retour en Espagne, le gouvernement a annoncé le 19  novembre qu’il offrirait des permis de résidence (soit l’équivalent d’une carte verte américaine) aux étrangers qui achètent des maisons au prix de plus de 160.000 euros dans le cadre de ses efforts pour relancer un marché immobilier effondré.

“Passeport pour l’Espagne, passeport pour l’Europe”

“Un passeport

pour l’Espagne

mais aussi

un passeport

pour l’Europe.”

L’enthousiasme suscité par cette mesure relève seulement de l’attachement des personnes concernées à leurs racines historiques, souligne le quotidien espagnol ABC. Il s’agit pour une partie de personnes intéressées à obtenir un passeport européen. “Cela leur permettra de circuler plus facilement sur le continent”, estime également Esther Benbassa, spécialiste d’histoire des juifs et d’histoire comparée des minorités,

« Faire du business en Espagne »

Mais certains estiment que le gouvernement espagnol cherche uniquement à attirer les juifs pour « remédier aux problèmes économiques du pays ».

Dans le New York Times, des Israéliens avancent en effet comme motivation au départ « la possibilité de faire du business en Espagne ». Selon cet article, une avocate israélienne spécialisée a déjà reçu près de 800 demandes depuis l’annonce du projet de loi.

Autre élément qui étaierait cette théorie : l’annonce faite par le gouvernement le 19 novembre 2013 dans le cadre de ses efforts pour relancer un marché immobilier moribond : chaque étranger qui achèterait une maison de plus de 160 000 euros se verrait remettre un permis de résidence.

Pour la top-model Natalie Dadon, qui insiste sur sa “fierté” d’avoir un passeport israélien, mais “si j’ai aussi un passeport espagnol dans mon tiroir, pourquoi pas?”. Pour le Yediot Aharonoth, cette loi offre à de nombreux Israéliens “une occasion de rêver, d’avoir un plan de rechange”. Un historien explique au quotidien que “même si tout le monde ne l’admet pas, certains Israéliens qui connaissent l’histoire juive se préparent à se mettre à l’abri […]. C’est la principale raison pour laquelle l’idée d’un passeport étranger attire autant”.

ATTENTION 

à la liste de 5 200 noms

d’origine séfarade qui circule :

elle n’est PAS OFFICIELLE…

 

Si l’information a été reprise par plusieurs médias, le quotidien espagnol El País révèle que ce document, où figurent les noms de famille les plus courants comme Oliveira ou Silva, est un faux. Démentie par le ministère de la Justice, et alors que la loi n’a pas encore été votée, cette liste continue de circuler et alimente les sollicitations envers des associations juives débordées. (voir lien ci-dessous). Une liste officielle sera publiée par les autorités ibériques.

 

http://diariojudio.com/library/Listado-de-nombres-sefardes.pdf

Conditions pour obtenir la nationalité

Aux termes de ce nouveau mécanisme juridique, il sera considéré que la condition de séfarade est “en elle-même une circonstance exceptionnelle qui donne droit à la nationalité (espagnole, ndlr) indépendamment du lieu de résidence du demandeur”, a expliqué le ministre de la Justice.

Etant précisé que le terme séfarade recouvre tout  membre d’une communauté juive d’un pays méditerranéen en dehors d’Israël.

Le candidat devra toutefois démontrer des liens objectifs avec l’Espagne, “que ce soit par les noms, la langue familiale, la descendance directe, ou un lien de parenté collatéral” avec des séfarades auxquels la nationalité espagnole a déjà été accordée.

L’offre de l’Espagne ne s’applique qu’à ceux qui s’identifient comme Juifs. Il ne s’applique pas aux séfarades Anousim (anousim en hébreu signifie «sous la contrainte»), les descendants de Juifs qui ont été imposés par l’Inquisition espagnole à se convertir au catholicisme (ils sont parfois aussi appelé crypto-juifs ou marranes). Les Anousim laïcs doivent suivre une formation religieuse de la FCJE et subir une conversion formelle au judaïsme avant de pouvoir obtenir la nationalité espagnole.

Pouvoir effectuer toute demande, il sera nécessaire de produire un ou plusieurs de ces éléments auprès de la Fédération des communautés juives d’Espagne (FCJE) dont Maria Royo est la directrice de la communication :

  • la présentation d’un certificat établi par les autorités rabbiniques locales ;
  • l’existence deliens familiaux avec des juifs séfarades ;
  • la pratique du judéo-espagnol (la langue dérivée du vieux castillan et de l’hébreu, héritée par la diaspora) ;
  • ou encore le nom de famille.

Différents journaux ont d’ailleurs publié des listes de noms séfarades. Selon le texte de loi provisoire, la FCJE devrait être l’une des autorités compétentes pour certifier l’origine des candidats à la nationalité.

Jusqu’à aujourd’hui, les descendants des Séfarades avaient deux possibilités pour acquérir la nationalité espagnole :

– par la résidence, après deux ans seulement de vie en Espagne (également accordé aux ressortissants de certaines anciennes colonies espagnoles) ;

– par une procédure discrétionnaire, la « carta de naturaleza », par laquelle le Conseil des ministres peut accorder la nationalité par décret.

Un afflux de demandes attendu

Mais il ne s’agit encore que d’un projet de loi, qui devra passer devant le Parlement. Le ministère espagnol des Affaires étrangères, avant d’être submergé, a d’ailleurs appelé les requérants à attendre le vote de la loi avant d’entamer les demandes de nationalité espagnole.

Celle-ci sera accordée à ceux qui réunissent les critères exigés sans qu’il leur soit nécessaire de résider en Espagne. Et surtout, sans qu’il leur soit demandé de renoncer à leur nationalité actuelle.

C’est évidemment cet élément qui suscite l’afflux de demandes. En théorie, la loi espagnole n’autorise pas la double nationalité, sauf pour les ressortissants d’Andorre, du Portugal et des anciennes colonies espagnoles comme les Philippines, la Guinée équatoriale et les pays d’Amérique latine.

Les réactions

Les enthousiastes

– La Fédération des communautés juives d’Espagne a reçu plus de 5.000 demandes de renseignements depuis l’annonce que la législation espagnole serait modifiée. “Je ne pense pas qu’il y aura des demandes massives de citoyenneté”, souligne pourtant le président de la communauté juive de Madrid, David Hatchwell. “C’est seulement une manière formidable de dire que ce qui s’est passé était une grave erreur, et que les Juifs espagnols font partie de notre identité profonde”.

– Des listes à n’en plus finir :  depuis que le gouvernement espagnol a proposé d’accorder la nationalité aux descendants des Juifs expulsés du royaume d’Espagne lors de la fin de la Reconquista [reconquête de la péninsule par les chrétiens sur les musulmans du VIIIe au XVe siècle], le nombre de demandeurs a explosé. En Israël, mais aussi en Amérique latine, où les communautés juives sont très nombreuses.

– Au Brésil, un intérêt “disproportionné”, mais qui reflète “non seulement la volonté de la communauté juive d’essuyer une dette historique, mais également le désir pour de nombreux Brésiliens d’acquérir une nationalité européenne”, selon le journal.

– En Israël, l’annonce, par l’Espagne, du dépôt d’un projet de loi permettant la naturalisation des descendants de Juifs expulsés du pays en 1492 a reçu un accueil enthousiaste.

Peu après l’annonce de cette mesure promue par le ministre de la Justice Alberto Ruiz Gallardón, les consulats de Tel Aviv et de Jérusalem ont été assaillis de demandes de renseignements, selon la presse espagnole et israélienne.

En moins d’un mois après que l’Espagne ait annoncé vouloir réparer son “erreur historique”, Maya Weiss-Tamir, une avocate israélienne, avait déjà reçu plus d’un millier de demandes. “Les jeunes, cela les intéresse en premier lieu pour des raisons pratiques. Ils veulent vivre en Europe, avoir un travail“, raconte cette avocate de 35 ans spécialisée dans les demandes de citoyenneté pour les pays européens, depuis son bureau de Haïfa, dans le nord d’Israël. “D’autres sont poussés par des raisons sentimentales“, ajoute Maya Weiss-Tamir. “Ils pensent que la citoyenneté espagnole est celle qu’ils ont perdue, et qu’ils peuvent la gagner à nouveau”.

La plupart des appels et des courriers qu’elle a reçus viennent d’Israël mais l’avocate a été contactée aussi par des gens habitant aux États-Unis ou en Europe.

Jose Caro, un descendant de Yosef Caro, l’un des plus influents érudits juifs, le fameux auteur du “Choulkhan Aroukh” séfarade qui avait fui l’Espagne en 1492 avec sa famille, alors qu’il n’avait que quatre ans, à  l’intention de demander la citoyenneté espagnole, bien que n’ayant aucun projet de venir s’installer dans le pays. “Cela nous intéresse d’avoir un passeport espagnol, comme cela nous pourrons dire à nos enfants que, tout comme nos ancêtres expulsés d’Espagne, aujourd’hui nous avons la possibilité d’y retourner“, témoigne Jose Caro, un assureur de 57 ans qui vit à Raanana, dans le centre d’Israël.

… Et la queue devant les consulats. L’ambassade espagnole à Tel Aviv a été submergée de demandes de citoyens israéliens intéressés, rapporte El Pais. Le quotidien israélien Haaretz a même publié une caricature résumant la situation, sur laquelle on voit une file de personnes faire la queue devant l’ambassade espagnole, portant tous un maillot… du Barça.

Les sceptiques

“Une offre qui arrive trop tard”, selon certains

Le chef de la Conférence des rabbins d’Europe, Pinchas Goldschmidt, pense lui aussi qu’un petit nombre seulement de Juifs séfarades devraient décider d’aller s’établir en Espagne. “Si cette offre avait été faite en 1938 par exemple”, à la veille de la Seconde guerre mondiale, “je pense que de nombreux Juifs d’Europe auraient été heureux d’accepter l’offre espagnole”, écrivait-il dans un éditorial sur le site israélien Ynet. “Mais comme on dit, les banques ont l’habitude de vous donner de l’argent quand vous en avez le moins besoin”, ajoutait-il.

Une bonne idée pour un pays en crise ? En Israël, certains expriment tout de même quelques réserves. C’est le cas de Matthew Kalman, blogueur pour Haaretz, qui se demande si l’Espagne a bien mesuré toutes les conséquences de ce texte de loi. “C’est exactement ce dont un pays en pleine crise économique a besoin : 3,5 millions de nouveaux citoyens qui ne parlent pas la langue”, note-t-il, craignant aussi une montée de l’antisémitisme en réaction à ce “favoritisme législatif”.

Président de l’Association Olim de l’Amérique latine,  de l’Espagne et du Portugal, Leon Amiras est sceptique quant aux intentions du législateur espagnol: «D’un côté il y a le sentiment de boucler la boucle, mais de l’autre côté, il ne semble pas  que cette procédure rencontrera un succès,  en raison de problèmes bureaucratiques “.

En effet, “L’autorisation de la Fédération juive de Madrid pour décider qui a droit à la citoyenneté va être compliquée parce que la fédération est composée de volontaires qui ne peuvent pas traiter des dossiers de demande en masse  qui seraient soumis en même temps.”

“Billet pour un avenir meilleur”

De nombreux Juifs séfarades se sont déjà tournés vers des professionnels pour des traductions de documents afin de prouver leurs racines espagnoles. Le Président de l’Association Olim, Amiras, a exhorté à la patience : «Jusqu’à ce que je vois les approbations de la citoyenneté espagnole, je continuerai à douter de ce mouvement, qui je le pense, a été conçu pour les relations publiques.”

Il s’est exprimé également à propos des résidents du Pérou ou de la Colombie qui ont des noms de famille juifs du passé mais vivent aujourd’hui sans aucun lien avec le judaïsme : “pour eux la nationalité espagnole est un billet pour un meilleur avenir économique en Europe.”

Parmi les piliers de la Loi

Sadia Cohen Zrihen a été la première personne à se battre pour que les descendants des anciens Juifs séfarades expulsés d’Espagne puissent acquérir la nationalité espagnole.

Sadia Cohen-Zrihen

Sadia Cohen Zrihen, est né à Melilla en Espagne en 1935, où il a étudié au Collège La Salle. Il est marié à Dona Simy Bendayan et a trois enfants, Cota, Solita et Isaac. Emigré au Vénézuela en 1958,  il y a effectué un travail considérable pour la promotion et la croissance de la nation vénézuélienne, qui lui a valu de nombreux prix, dont l’Ordre de Francisco de Miranda et l’Ordre du mérite du travail.

Au cours de sa brillante carrière au Vénézuela, il jouissait de l’amitié de tous les présidents, en particulier celle de Carlos Andrés Pérez, qu’il accompagna jusqu’à la fin de sa vie. Il a été directeur de l’Association israélienne du Vénézuela.

En tant que sioniste, il a consacré son temps et sa fortune pour ses activités de soutien à l’Etat d’Israël, qui lui a valu plusieurs prix et distinctions comme le Prix Shem Tov de l’hôpital Shaare Tzedek.

Son travail acharné a augmenté au fil du temps autour de diverses activités. Le 30 mai 2011, il crée et préside la Fondation Don Juan de Borbon Espagne-Israël, institution privée espagnole qui a reçu la reconnaissance et le soutien de la Maison Royale, par l’octroi du pouvoir d’utiliser le nom du père de SM Le roi Juan Carlos I.

L’Organisation des journalistes latino-américains (OPI), a décerné la reconnaissance ibero-americana de “Personnalité de l’année 2013”, au Président de la Fondation Don Juan de Borbon Espagne – Israël, Sadia Cohen Zrihen.

En Juin 2014, Il reçoit une médaille spéciale qui lui est décernée par le Conseil de la Communauté séfarade de Jérusalem aussi bien  pour son engagement personnel qu’en tant que Président de la Fondation Don Juan de Borbón  pour la promotion de l’héritage séfarade et pour l’amélioration des relations entre l’Espagne et Israël. La médaille a été spécialement frappée par l’Etat d’Israël et la Société des Médailles à la demande du Conseil de la Communauté séfarade.

The medal, coined by the Israeli State and Society Medals Coins, on behalf of the Council of the Sephardic Comuniad. Four Sephardic Synagogues commemorates that community stations, which are located in the Jewish Quarter of the Old City of Jerusalem. These are consderan synagogues for centuries the heart of the centr life Jersusalem Sephardic Community of the oldest Jewish community in the Holy Land.

L’OPL a voulu rendre hommage à Sadia Cohen Zrihen pour sa longue et fructueuse carrière ainsi qu’à  son soutien inestimable pour les œuvres de développement social en Espagne et au Vénézuela et d’autres pays d’Amérique latine. De plus, son engagement envers Israël a été un facteur d’unité et de paix dans le monde et  a contribué à l’amélioration de la société.

Mission  de la Fondation Don Juan de Borbón Espagne-Israël

La mission de la Fondation est de renforcer les liens entre Israël et les communautés juives à l’étranger, avec l’Espagne et le monde hispanique, s’associant à différentes institutions espagnoles et Israéliennes afin de parvenir à un avenir commun. Sa mission favorise principalement les initiatives et projets dans les domaines de l’éducation, l’innovation, l’investissement et les échanges culturels.

Sadia Cohen Zrihen a précisé que la Fondation Don Juan de Borbon Espagne-Israël  vise, selon ses moyens, à faciliter les échanges entre ces deux pays dans des domaines tels que l’éducation, l’innovation technologique, la coopération économique, le dialogue entre les sociétés civiles des deux pays, les échanges culturels, ainsi que la poursuite de la paix.” Elle a même mis en place des accords avec des universités en Espagne et aux Etats-Unis, ce qui rend un grand service pour la jeunesse.

Dans tous les travaux qu’elle réalise, le succès accompagne cette institution. C’est ainsi  que le 7 Juillet 2013, Sadia Cohen Zrihen a reçu la Médaille de la Knesset pour son travail important en tant que président de la Fondation  Don Juan de Borbon Espagne- Israël.

Du point de vue d’Israël, l’objectif de la Fondation est d’aider Israël à défendre ses campagnes mondiales contre son image et ceux qui remettent encore sa légitimité en cause. Un élément crucial pour la sécurité d’Israël compte tenu des menaces croissantes dans cette régin.

Le “hasbara” précédente ou modèles d’échange culturels ne sont plus suffisants pour contrecarrer  ces propagandes négatives. L’éducation dans son concept le plus large est l’outil le plus efficace pour promouvoir la connaissance de la contribution d’Israël dans le monde pour le progrès de l’humanité. Cet objectif passe par les visites en Israël pour partir en guerre contre les préjugés, et se faire des alliés dans le monde entier.

Ajouter lien de la vidéo en français

Alfredo Prada

Alfredo Prada est une personnalité politique espagnole de premier plan. Après avoir été Sénateur de la province de Léon, il a notamment été Vice-Président du Sénat, Conseiller pour la Justice et est député au Congrès des députés depuis 2011.

 

En Juin 2014 juste après l’annonce de l’adoption de la loi sur la nationalité espagnole par le Gouvernement, le député était reçu par Charles Lugassy.

A compléter

Lien audio de l’interview en espagnol

 

 

Vous faire aider dans vos démarches

Charles Lugassy, Biographie

 

Né à Marrakech au Maroc en 1974, Charles Lugassy est diplômé de l’Université de Montréal en Sciences politiques et Relations internationales.

Il parle couramment le français, l’anglais et l’espagnol.

Expert et Conseil pour l’Immigration

Fort d’une longue expérience de 20 ans sur l’immigration au Canada,  Charles Lugassy conseille et s’occupe des dossiers concernant aussi bien les personnes individuelles, les familles que les entrepreneurs au sein de la société qu’il a créée en 1986.

Les individus bénéficient de son assistance complète pour immigrer et s’installer au Canada et l’obtention de la carte de résident permanent. Il résout les problèmes qui peuvent se présenter pendant le processus de demande d’immigration et vérifie que toutes les conditions pour satisfaire aux lois en vigueur sont bien remplies. Il s’emploie à réduire au minimum les délais d’acceptation.

  • Les entrepreneurs qui souhaitent s’installer et investir au Québec ou sur tout le Canada tirent avantage de sa grande connaissance des possibilités offertes par les mécanismes légaux et fiscaux. Il conseille à propos des différents schémas d’investissement possibles, qu’il s’agisse d’investissements à court ou plus long terme.
  • Charles Lugassy s’occupe également de toutes les catégories d’immigrants, à savoir : les travailleurs qualifiés, les travailleurs indépendants mais intervient aussi pour les aides familiales, les regroupements familiaux, les parrainages et autres cas spécifiques.
  • On peut aussi le consulter utilement sur les opportunités d’affaires et l’acquisition de biens immobiliers. Ses conseils judicieux aident les nouveaux immigrants à choisir un environnement adéquat, les écoles adaptées pour les enfants ou à résoudre toute autre question qui se présente.

Son engagement personnel au sein de la communauté juive séfarade

Au-delà de son expérience professionnelle, Charles Lugassy s’est acquis une solide réputation au sein de la Communauté juive sépharade du Québec. En tant qu’immigrant depuis 45 années, il apprécie l’hospitalité, la tolérance et l’ouverture de la communauté du Québec, particulièrement en cette période cruciale pour les sociétés occidentales. Il possède un sens aigu de l’organisation qui fait de lui un dirigeant discipliné et méthodique reconnu. Il se distingue notamment par sa capacité à gérer l’urgence, ses qualités de leader et son aptitude à motiver ses équipes afin qu’elles donnent également le meilleur d’elles-mêmes.

Egalement un journaliste apprécié

ATTENTION 

à la liste de 5 200 noms

d’origine séfarade qui circule :

non officielle.

 

Si l’information a été reprise par plusieurs médias, le quotidien espagnol El País révèle que ce document, où figurent les noms de famille les plus courants comme Oliveira ou Silva, est un faux. Démentie par le ministère de la Justice, et alors que la loi n’a pas encore été votée, cette liste continue de circuler et alimente des sollicitations envers des associations juives  ne pouvant faire face.

Une liste sera établie par les autorités ibériques elles-mêmes dont nous vous tiendrons au courant.

 

 

Pendant 14 ans, de 1974 à 1988, Charles Lugassy officie en tant que journaliste à Radio Canada et Radio Canada International, couvrant les événements politiques et économiques, d’envergure provinciale, nationale et internationale, tels que :

  • La visite du Premier ministre René Levesque à Paris en novembre 1978 et son discours devant l’Assemblée Nationale française.
  • La conférence de Casablanca en présence du Roi du Maroc, Hassan II, en présence des chefs des Etats arabes.
  • Les visites du Ministre des Affaires étrangères comme la visite du Ministre McGuigan au Vénézuéla.

Il continue aujourd’hui d’offrir sa collaboration à Radio Shalom Montreal : 1650 AM. Il y rédige et présente notamment le bulletin d’informations quotidien.

Il est aussi Commissionnaire à l’Assermentation (N° 96 6350) et membre du « Laurier Club » (Club du Premier Ministre du Canada).

Par son sens aigu des responsabilités, Charles Lugassy s’est imposé, au fil des années, comme un élément-clé de l’information à Radio Shalom. Ses qualités ont été largement soulignées notamment par des figures culturelles telles que Robert Levy, Président de Radio Shalom 1650 AM, Marc Kakon, Président de la Communauté sépharade du Québec, le Docteur David Sabbah, Grand Rabbin de la communauté sépharade du Québec et le Rabbin de la Congrégation Or Hahaim, Dr Moise Ohana. Lettres de recommandation sur les liens ci-dessous.

Indiquer les liens

Contacter Charles Lugassy

Charles Lugassy est en contact régulier avec Sadia Cohen-Zrihen, l’initiateur de la loi et ami du Père de l’actuel Roi d’Espagne Juan Carlos I (voir vidéo de l’interview sur ce même site).

Afin de vous tenir régulièrement informé de l’avancement de la loi, de tous ses détails pratiques d’application et vous faire aider dans vos démarches,  contactez Charles Lugassy aux coordonnées suivantes :

LES EXPERTS EN IMMIGRATION

505 Rene Levesque Ouest
Suite 1250
H2Z 1Y7
Montreal PQ Canada

Tel:    1 514 299 6279
1 954 778 3033

www.Juifsefarade.com (prévoir aussi www.JuifsSefarades.com)
charles@lugassy.com
clugassy@videotron.ca
mozart.employees@gmail.com

Bibliographie

Spanish cabinet approves draft bill for Sephardic return

http://dafina.net/gazette/article/les-noms-des-juifs-reconnus-comme-sefarades-par-lespagne

http://diariojudio.com/library/Listado-de-nombres-sefardes.pdf

http://www.commentarymagazine.com/2014/05/20/spain-basketball-and-jew-hatred-anti-semitism-maccabi-tel-aviv/#.U30O6_Y6jO0.email

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/naturalisation-des-descendants-de-juifs-expulses-d-esapgne-comment-ca-marche_1322653.html#TZvUYrEZBBD6BJZ3.99

http://www.courrierinternational.com/article/2014/03/31/des-ancetres-juifs-pour-un-passeport-espagnol

http://www.juritravail.com/Actualite/voyager-rasider-europe/Id/36461

http://www.fdonjuandeborbon-ei.org/en/the-foundation/collaborators-

http://rue89.nouvelobs.com/2014/02/14/lespagne-fait-fleur-interessee-juifs-sefarades-249945

http://fr.wikipedia.org/wiki/Espagne#Bibliographie

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/naturalisation-des-descendants-de-juifs-expulses-d-esapgne-comment-ca-marche_1322653.html

 

 

 

 

 

 


Gad Elmaleh au Chabad de Montréal : retrouvailles et retour aux sources par CHARLES LUGASSY

 

http://frblogs.timesofisrael.com/gad-elmaleh-au-chabad-de-montreal-retrouvailles-et-retour-aux-sources/

C’est un Gad volubile, enthousiaste et manifestement heureux de retrouver les siens, qui s’est produit lundi 15 mai 2017 au Centre Chabad de Cote St Luc à Montréal, Canada.

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Devant un parterre trié sur le volet, soirée bénéfice oblige, Gad a révélé combien sa tendre enfance au Maroc avec le Rabbin Raskin père, avait été un moment charnière dans sa jeunesse.
Déjà à l’époque, il imitait le Rabbin Raskin à l’accent Yidish prononcé qui s’évertuait à réclamer des enfants, qu’ils accomplissent des mitsvot. Qui ne se souvient du fameux chant (WE WANT MASHIAH NOW) entonné, à l’époque, dans plusieurs langues notamment le judeo-arabe.

Gad a même gratifié l’audience, de sa version en arabe du We want Mashiah Now, en fin de spectacle.
Un spectacle au demeurant donné dans un cadre convivial voire familial et où le stand-up comic s’est livré à une discussion à bâtons rompus avec l’audience, comme on le ferait au tour d’un verre de thé à la menthe.

C’est un Gad conscient de ses origines juives marocaines, qui s’est produit devant un auditoire fortement composé de séfarades marocains et de quelques ashkénazes venus supporter l’œuvre du Rabbin Raskin de Cote St Luc.

Il a longuement fait état de son installation à New-York et a ainsi produit un spectacle bilingue passant, allègrement de l’anglais au français. Un anglais bien articulé, sans accent et qu’il maitrise parfaitement bien qu’il s’en défende.

Il a aussi rappelé son passage à Montréal durant son adolescence où il a fréquenté l’école séfarade Maimonide, le Cegep St Laurent et même l’Université de Montréal.

Gad qui s’exprime en arabe marocain, en hébreu, en français et en anglais, a rappelé qu’il avait effectué son premier voyage à New-York à l’occasion d’une visite du Rabbi Loubavitch Menachem Schneerson, depuis Montréal ,voyage au cours duquel le Rabbi lui avait remis un dollar.

Le Rabbin Raskin de Montréal lui a remis notamment un encadrement de cette visite au Rabbi à New-York ainsi qu’une paire de Tefilines pour l’encourager à les porter.

Il a déclaré qu’il le ferait BLI NEDER…

Gad Elmaleh a innové en matière de show STAND UP COMIC… En ce qu’il a marqué une pause durant son spectacle pour inviter l’audience à lui poser des questions : c’est généralement inusité en ce sens que les stand up comic préfèrent ne pas se faire interrompre durant leur show afin de ne pas perdre le fil des idées. Mais lui, n’a pas hésité à échanger avec l’assistance, tant il se sentait en terrain de connaissance, voire presque en famille !

Ce qui ressort de ce spectacle d’une heure au Centre Chabad de Montréal, spectacle offert par Gad, c’est qu’il a effectué une espèce de retour aux sources et des retrouvailles avec un milieu qui lui est familier. C’est un Gad attaché à ses origines juives séfarades marocaines, versé dans la connaissance de la Torah et qui nous a dévoilé un aspect de sa personnalité peut être un peu méconnue.

Un peu la rançon de la gloire : son ascension dans les hautes sphères du monde artistique donnait l’impression qu’il avait pris ses distances par rapport à ses origines séfarades marocaines : il n’en est rien comme il l’a habilement démontré durant son dernier spectacle au Centre Chabad.

Certes, Gad par sa notoriété a-t-il évolué dans des milieux non-juifs, mais il reste qu’on a senti un grand sentiment d’appartenance à la fois au judaïsme mais aussi au Maroc, son pays natal.

Gad Elmaleh est à l’heure actuelle, l’un des plus grands humoristes français et il a décidé de développer davantage sa notoriété en prenant d’assaut le géant américain : SKY IS THE LIMIT.

Durant tout le spectacle, il n’a cessé de clamer son admiration pour les mouvements Chabad et particulièrement celui du Maroc qu’il a fréquenté durant sa jeunesse.
Aussi, l’auditoire a-t-il eu droit au fameux clivage ashkenaze-séfarade… pour les dons aux synagogues…

Bref un retour aux sources empreint de cordialité, chaleur et un passage obligé avant de retrouver son univers artistique qui le mènera en tournée en Europe, aux Etats-Unis et au Canada prochainement.

Pour finir en apothéose sa tournée québécoise, Gad Elmaleh a été décoré par le Premier Ministre du Québec Philippe Couillard de l’insigne de Chevalier de l’Ordre National du Québec. Il avait été nommé Chevalier en 2014 mais, n’avait pu recevoir son insigne.

De passage au Québec pour le spectacle Bonne fête Montréal, qui célèbre les 375 ans de la métropole, l’humoriste et comédien a été officiellement accueilli au sein de l’Ordre.

Parmi les récipiendaires de ce titre, notons, Patrick Bruel, Isabelle Boulay et Kent Nagano. Il faut enfin souligner, que ce genre de titre est décerné à « des personnalités éminentes qui ont contribué à l’édification d’une société québécoise créative, innovante et solidaire ».

 

 

 

 

 

 


MICHAEL STEINHARDT COMMITTED TO THE YOUNG SECULAR JEWISH PEOPLE by CHARLES LUGASSY

 

Founder of Birthright Israel, MICHAEL STEINHARDT, is one of the greatest Jewish philanthropists in the world. After all he has done in his life, he still has ongoing projects. One of them being, to take the non-orthodox who are secular in the Jewish community, particularly the young people and figure out how to make them long-life Jews and how to keep Jewish families and the Jewish people going. This is to save generations and the Jewish standards whether a person may be religious or not. One way this is done through Mr. Steinhardt’s organization, Birthright Israel, is by giving the opportunity of receiving proper and useful education to the youth. It helps to ensure the preservation of the Jewish values and principles in the community from generation to generation with hopes of influencing other cultures in society.

Michael Steinhardt remains soft-spoken and humble even though he is a successful businessman. He is a man who speaks of righteousness, peace and improving oneself. He is also a very generous and accessible man who is always ready to help those in need. All the above-mentioned character traits stand out to many around him and are main qualities of a real Jewish man.

Mr. STEINHARDT, whether or not you are an observant Jew, you strike your peers as a real TSADIK. Thank you for all the good you do to mankind. May God continue to bless you with good health and a long life.

Let’s listen to Michael Steinhardt interviewed by Charles Lugassy, journalist Montreal, Canada at the fifth annual Champions of Jewish Values, International Awards Gala that took place on May 21st at the Cipriani, New York City.

Charles Lugassy and Michael Steinhardt

 

 

 

 

 

 


Rabbin Joseph Sitruck interviewé par le journaliste canadien CHARLES LUGASSY

Rav Sitruck interviewé par le journaliste canadien CHARLES LUGASSY

Le Rabbin Sitruck s entretient à Paris avec le journaliste canadien Charles Lugassy de la situation des juifs de France et de leur avenir en France. Le Grand Rabbin de France nous livre une analyse éclairée de la situation qui prévaut actuellement en France. Il y traite aussi du déplacement géographique des juifs à l intérieur même de Paris.

 

 

 

 

 


 

A NEW SEPHER TORAH IS DEDICATED TO ELIE WIESEL Z.L. by RABBI SHMULEY BOTEACH founder and Executive Director of The World Values Network by CHARLES LUGASSY

 

 

What an amazing evening it was at the fifth annual Champions of Jewish Values, International Awards Gala, at Cipriani, New York.  The memory of Elie Wiesel was floating in the air during the entire evening. Elie Wiesel has marked the whole Jewish community of USA and the whole world. It was particularly impressive to see Marion Wiesel his wife and his son Elisha Wiesel walk in his footsteps. An array of prestigious guests, mentors and teachers of peace and who work together with the Jewish community were honored.

  • ELISHA WIESEL, son of Elie Wiesel;
  • Paul Kagame president of Republic of Rwanda;
  • Professor Irwin Cotler from Montreal;
  • Marion Wiesel wife of Elie Wiesel Z.L., and;
  • The defenders of Israel Danny Danon and Dani Dayan;
  • Former Prime Minister of Spain Jose Maria Aznar, and;
  • Many other preeminent figures, too many to name.

We rarely have seen so many great names at the same event.

RABBI SHMULEY BOTEACH has founded The World Values Network to help promote the Jewish values and help bring light to overpower any evil or darkness that is in the world today. His organization is driven by a passion to highlight Jewish values and influence different cultures across the world. This includes providing means for healing oneself and diverting one’s attention building good relationships with others by being loving, compassionate and caring. The organization reaches its audience through many form of communication including social media.

It is with the continued hard work of many who make it their life mission to reestablish good values and standards in our communities that gives hope of replacing the evil with peace. Because of their dedication, The World Values Network organizes a Champions of Jewish Values, International Awards Gala annually to acknowledge its members and present them with awards.

Michael Fromm, chairman of the event was instrumental in organizing an unforgettable evening that will serve the purpose of this organization, “perfecting the world and celebrating life, Judaism can heal America and the world…” The goal of this organization is to confront the many challenges of life, be it high rates of divorce, teen alienation, depression, and growing ignorance and materialism and replacing them with love, affection, inclusiveness and harmony.

Congratulations from Montreal, Canada.

Charles Lugassy and Shmuley Boteach

 

 

 

 

 

 


PAUL KAGAME PRESIDENT OF REPUBLIC OF RWANDA RECOGNIZED FOR HIS FIGHT FOR NATIONAL LIBERATION by CHARLES LUGASSY

 

The president of Republic of Rwanda, PAUL KAGAME, was recognized at the fifth annual Champions of Jewish Values International Awards Gala, May 21st 2017 in Cipriani, New York for his leadership skills. At the Gala, he was honored for his devotion to promoting peace, human rights and advancement of education.

Mr. KAGAME is a survivor of violence and persecution in his earlier years which drives him today. So much has changed in Rwanda for the better since PAUL KAGAME has been president.

Charles Lugassy and Paul Kagame

 

 

 

 

 

 


JOSE MARIA AZNAR FORMER PRIME MINISTER OF SPAIN CONTINUES TO FIGHT AGAINST TERRORISM by CHARLES LUGASSY

 

Former Prime Minister JOSE MARIA AZNAR attended the fifth annual Champions of Jewish Values International Awards Gala, May 21st 2017 in Cipriani, New York where he was a guest speaker.

JOSE MARIA AZNAR is continuously fighting against terrorism and along with his political career, he has experience in law, finances and international studies. He is the Executive President of the Foundation for Social Studies and Analysis amongst others.

Charles Lugassy and Jose Maria Aznar

 

 

 

 

 

 


JAMES PEREZ interviewé par CHARLES LUGASSY

Le célébre Hazan sépharade JAMES PEREZ s’est éteint à Montréal.
James Pérez avait notamment une lecture des teamim de la Paracha absolument unique et typiquement sépharade marocaine.
Nous vous présentons une entrevue réalisée à Radio Shalom quelques mois avant son départ, par Charles Lugassy.

Charles Lugassy is a cultivated journalist for Radio Shalom equipped with 15 years experience in journalism with Radio Canada, 20 years experience in immigration consulting and a highly active and reputable presence in the Jewish Sephardic community.

by CHARLES LUGASSY Radio SHALOM 1650 am

STEPHEN HARPER : JUSTE PARMI LES NATIONS par CHARLES LUGASSY

 

STEPHEN HARPER : JUSTE PARMI LES NATIONS

Par Charles Lugassy, Montréal, Canada

L’histoire d’Israël est, à mon avis, un formidable exemple pour le monde entier. Il s’agit de l’histoire de gens qui ont réagi à la souffrance en surmontant leur ressentiment et en construisant une société des plus extraordinaires, une démocratie dynamique, un pays de liberté avec un appareil judiciaire indépendant qui affirme les droits, un pays innovateur, un nouveau chef de file mondial.

Le gouvernement du Canada demeure ferme dans son engagement à défendre le droit d’Israël d’exister. Nous considérons qu’il s’agit d’un droit absolu et non négociable.”

-Communiqué de Stephen Harper à l’occasion du Yom Ha’atzmaout, 22 avril 2015

Mr le Premier Ministre de l’état d’Israel Benjamin Nethanyahu,

Par la présente je réitère mon soutien plein et entier au Premier Ministre canadien Stephen Harper et à sa vision politique envers Israël et souhaite, par le fait même, dire toute mon admiration pour cette prise de position exemplaire.

Mr Stephen Harper va à l’encontre de l’opinion grandissante de la majorité des canadiens de supporter l’État d’Israël. Mr Harper s’est même aliéné une bonne portion de son électorat du fait de sa position pro-Israël. Je suis convaincu que ses efforts de rapprochement politique avec Israël devraient être reconnus.

On constate qu’aux États-Unis le dirigeant se montre plutôt tiède envers Israël alors  que la population appuie massivement Israël. À l’inverse, au Canada, le premier ministre est un inconditionnel d’Israël et la population est plutôt réservée dans son appui à l’État juif.

À mon sens, il serait souhaitable qu’il y ait davantage de reconnaissance du travail de Mr Harper par la communauté juive et par l’état d’Israel. Mr Harper met sa carrière politique à risque en supportant, envers et contre tous, les visions politiques d’Israël. Tous ses ministres tiennent également un discours pro-Israël lors des sorties publique qu’on les croirait mandatés de représenter le gouvernement israélien.

Jamais un Premier Ministre occidental n’a été un tel défenseur de la cause israélienne ni n’a été autant pro-juif et pro-Israël. Il a pris position en dépit des critiques de par le monde et même des critiques provenant des autres chefs d’état. La position de Mr Harper est sans précédent dans l’arène internationale et je crois qu’il faut récompenser Mr Harper d’une façon non équivoque.

Stephen Harper est un homme de conviction et est persuadé d’agir pour la Justice. Il le fait sans chercher de récompenses ni de reconnaissance. Il continue simplement de croire que supporter l’État d’Israël est juste, et ce, contre la volonté de certains pays, et de certaines    démocraties occidentales. Je crois qu’il est en droit d’obtenir une reconnaissance de l’État d’Israël même s’il n’a jamais exprimé un tel souhait.

Pendant plusieurs années, en ma qualité de journaliste, j’ai observé les dirigeants politiques et peux vous affirmer   qu’aucun gouvernement canadien n’a jamais autant supporté Israël, voire même aucun gouvernement de par le monde, que le gouvernement conservateur de Stephen Harper.

Les individus à travers le monde, épris de justice et d’équité, réalisent que les prises de position de Stephen Harper n’ont aucun motif électoral et pour cause car elles ne visent qu’à  rétablir les faits en dénonçant l’iniquité et le parti pris des antisémites qui sont légion dans le monde.

Nous proposons à l’état d’Israel de décorer le premier ministre canadien de l’insigne d’honneur et de figurer au panthéon des distinctions à titre de JUSTE PARMI LES NATIONS.

Cette reconnaissance va dans le sens des témoignages rendus envers les hommes vertueux et courageux qui ont embrassés des causes perdantes au péril de leur vie et de leur popularité, convaincus de l’importance de faire triompher la justice dans un monde à prédominance antisémite.

Charles Lugassy

Journalist Radio Shalom 1650 AM

www.charleslugassy.ca

Charles@lugassy.ca

Montréal Canada

 

 

 

 

 

 


Entrevue de Charles Lugassy avec Bob Oré a Radio SHALOM Montreal